Champrosay

Un lieu de villégiature des artistes
Hameau éloigné du bourg, Champrosay a été, à partir du XIXe siècle, un lieu de villégiature apprécié des artistes pour son cadre et son air pur.
Sur les coteaux, on y a longtemps cultivé la vigne que le morcellement des terres et le phylloxéra de 1890 ont fait disparaître. La rue Alphonse Daudet a abrité au numéro 7, Marie Laurencin, peintre connue pour ses tableaux aux couleurs pastel, au 11, le peintre Eugène Delacroix pendant dix neuf ans et au 33, Alphonse Daudet, auteur des "Lettres de mon Moulin", du "Petit chose" et de "la Petite Paroisse" dédiée à la chapelle voisine Sainte-Hélène. Ce dernier recevait régulièrement Emile Zola, Edmond de Goncourt et les peintres Auguste Renoir, Paul Cézanne, Claude Monet et les musiciens Jules Massenet, Reynaldo Hahn ainsi que Georges Clémenceau et tant d'autres ...
Le Château de Champrosay ou maison du Pont-Chardon
2, rue Alphonse-Daudet
Le Château, aujourd’hui divisé en appartements, reste l’un des derniers vestiges des châteaux du 19e avec la Fontaine du Trésor (ancien lavoir) dans le Bois Chardon.
La maison du Pont-Chardon s’apparente au style du 18e siècle. Le bâtiment, côté jardin, s’ordonne symétriquement de part et d’autre d’un avant-corps central. Les ornements se limitent à un décor de feston en relief au-dessus de chaque baie du premier niveau et à une belle guirlande en relief au-dessus de la baie centrale. Au début de la Révolution le "Château" appartient à Christophe de La Poix de Freminville. celui-ci le lègue, en 1791, à son neveu Claude, premeir commandant de la Garde nationale en 1790, qui adopte le nom de Claude Fréminville, plus conforme à l'esprit révolutionnaire.
A cette époque, le domaine compte 27 ha dont 7 en vignes.
De 1812 à 1847, il est la propriété du marquis de la Feuillade, Maréchal de France, qui crée à ses frais en 1686, à Paris, la place de la Victoire. A partir de 1854, la maison du Pont-Chardon reste dans la même famille jusque dans les années 1990, où elle est divisée en appartements gérés en copropriété, le parc ayant été loti quelques années auparavant.
. Couvrant une surface de 29 ha, le domaine régionl du Bois-Chardon cache en son sein une fontaine alimentée par des sources de la forêt du Petit Sénart. L'eau se déverse dans un bassin relié au ru d'Or, ruisselet qui rejoint la Seine toute proche tantôt en surface, tantôt souterrainement. Depuis des temps immémoriaux, les habitantes de Champrosay venaient laver leur linge dans le bassin aménagé en lavoir. Les terres entourant la fontaine font partie de la propriété de la maison
du Pont-Chardon, mais la propriété de la fontaine devient un sujet de litige entre la commune et les propriétaires de la maison du Pont-Chardon à partir de 1850.
De guerre lasse, et pour donner satisfaction aux habitants de Champrosay, la commune loue, à partir de 1872,les services d'un bateau-lavoir, amarré sur la rive droite de la Seine, en aval du pont de Ris.
La Maison d'Alphonse Daudet
33, rue Alphonse-Daudet
Maison d'Alphonse Daudet (photo propriété I. Guignard)
Maison d'Alphonse Daudet (photo propriété I. Guignard)
Maison Daudet aujourd'hui (photo : I. Guignard)
L’auteur des " Lettres de mon Moulin " et du "Petit chose" a vécu à Draveil de 1867 à 1897, dont les 11 dernières années dans la maison du n° 33 de la rue qui porte son nom : Alphonse Daudet. La maison fut construite au début des années 1830, puis agrandie au fil des années. Parmi les anciens propriétaires : Claude Pouillet (1790-1868) - physicien notoire, membre de l'académie des Sciences et député du Jura - et le général Charles, Jean-Baptiste Parchappe (1787-1866).
La Chapelle Sainte-Hélène
33, rue Alphonse-Daudet
Villa Georges-Laure
6, boulevard Henri-Barbusse
Cette villa appartint au banquier Adrien Bénard, l’un des promoteurs du métropolitain parisien.
Villa Kermina
14, rue Alphonse-Daudet
Construite en 1891 (pour Pierre Louis Pinatel), négociant en bois exotique, par l’architecte Lucien Tropey-Bailly, ce grand pavillon de chasse reprend tous les motifs du style normand. Ruiné, M. Pinatel le revend en 1901 à Joseph Pédrochel Kermina, entrepreneur de travaux publics qui construisit la première ligne du métro parisien.
La villa et son parc de 5 ha ont été acquis en 1926 par l’association Le Sanatorium des Cheminots.

