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Edito de Georges Tron

2012-02 Statue c-v Nadar b B

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

 

Vous en conviendrez sans doute, il est difficile de bien connaître la Ville où l’on habite si l’on en ignore le passé.

Draveil, dont le cadre de vie évolue sous vos yeux depuis des années, se doit de rendre hommage à la cité qui, au XIXe siècle, a accueilli certaines des plus éminentes personnalités du monde culturel et artistique.

De la même façon, Draveil ne peut oublier ses habitants qui ont donné leur vie durant la Seconde Guerre mondiale pour lutter contre la peste brune incarnée par le nazisme, avec son cortège d’atrocités et de souffrances.

Rénover le patrimoine municipal, rendre hommage aux illustres habitants de la commune, tels sont nos objectifs dans la durée.

Dans cet esprit, la chapelle Sainte-Hélène à Champrosay, que tout le monde connaît sous la dénomination de « la petite paroisse », chère à Alphonse Daudet, a ainsi été entièrement réhabilitée et inaugurée l’année dernière.

De la même façon, les travaux sur l’église Saint-Rémy se sont achevés il y a quelques semaines, restituant à ce bâtiment l’aspect qui était le sien à la fin du XVIIIe siècle.

Après la rénovation du Château de Villiers, au moment où la réfection est déjà engagée sur la maison Brandt qui accueille le conservatoire, chacun peut mesurer la richesse de nos demeures et les efforts que nous consentons pour les entretenir.

Mais l’histoire de notre cité ne s’est pas construite sans la contribution de celles et de ceux qui l’ont habitée ou qui en ont assuré la renommée.

Ainsi, Gaspard Félix Tournachon, plus connu sous le nom de Nadar ainsi qu’Alphonse Daudet ou Eugène Delacroix, ont laissé une empreinte profonde dans le quartier de Champrosay et dans l’histoire de Draveil.

Il nous a semblé qu’un hommage devait leur être rendu en imaginant une scène anachronique qui les réunirait sur la place de la République. Ainsi, avez-vous découvert, début janvier, les magnifiques statues qui les symbolisent au sortir de la forêt de Sénart, alors que le pinceau de l’un et l’appareil photo de l’autre seraient sur le point d’immortaliser cette (presque) improbable rencontre.

Nous avons reçu, à cette occasion, d’innombrables messages de remerciements et de félicitations de votre part.

Je me réjouis que vous ayez ainsi manifesté tout l’intérêt que vous portez à l’histoire de notre ville.

Je profite donc de ces quelques lignes pour témoigner ma gratitude envers ceux qui mettent en avant notre patrimoine historique et culturel depuis des années, au premier rang desquels, l’Association Images Mémoire Draveilloise et l’Association des Amis du Patrimoine Draveillois.

Je n’oublie pas, pour autant, les initiatives de certains élus du Conseil Municipal pour commémorer la mémoire des Résistants draveillois, le plus souvent fusillés à la Libération, et dont les noms sont ceux de plusieurs rues importantes de notre commune.

Après les rues René Le Bail, Emile Fruchart, Lucien Malaviole, Léon Sorbier, Marcel Linard, Julien Chadel, Louis Camatte, n’avons-nous pas inauguré en 2010 la place Marcel Châlon ? Nous continuerons.

Je le répète, l’histoire fait partie intégrante de la vie d’une commune. Soyez assurés que nous continuerons à la valoriser dans les prochains mois et les prochaines années...

 

Georges Tron, Député-maire de Draveil

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