Communiqué spécial

Suite à l'arrivée de 69 migrants au centre aéré de Ris-Orangis à Champrosay

Description

Ce 7 novembre au matin, 69 migrants d’origine Erythréenne et Soudanaise en majorité, sont arrivés, comme annoncé en fin de semaine dernière au centre aéré de Ris-Orangis à Champrosay. Il s’agit exclusivement d’hommes âgés de 25 à 35 ans accompagnés d’un seul mineur.

Par la voix du Maire, la Ville a notifié à nouveau à la Préfecture, reçue ce même jour à midi en mairie, son opposition formelle à une réquisition aussi peu compréhensible : zone inondable classée rouge, bâtiment sensible puisqu’accueillant des enfants, voirie étroite et donc peu sécurisée aux heures de pointe ou en cas de problème.

Il a également été rappelé que cette décision de l’Etat, si peu connectée aux réalités du terrain a choqué, à juste titre, les Draveillois dont nombre d’entre eux l’ont fait savoir en mairie. Faute d’un relais parlementaire dans ce dossier, relais qui aurait été à la fois normal et bienvenu, fusse sous la forme d’un simple appel téléphonique, le Maire de Draveil a donc écrit directement au Ministre de l’Intérieur pour relayer comme il lui était demandé, ce sentiment d’incompréhension en aucun cas assimilable - il est important de le souligner -  à quelques propos inacceptables lus sur les réseaux sociaux. La souffrance des migrants est malheureusement une réalité.  Quoi qu’il en soit, devant cette situation du fait accompli, la Ville a demandé à ce que l’Etat prenne toutes ses responsabilités.

Les mouvements des migrants, notamment vers le centre-ville de Draveil ou la gare de Ris-Orangis doivent faire l’objet d’une surveillance très vigilante des forces de police, et tout particulièrement aux heures d’entrée et de sortie des écoles. La rue du Bas de Champrosay permet notamment aux enfants d’accéder aux établissements scolaires. Il convient de la protéger.
La rue Sainte Anne quant à elle doit faire l’objet de conditions d’accès très réduite, tant du fait de sa configuration en pente et de son étroitesse que des structures d’accueil pour l’enfance qu’elle abrite.

Les conditions d’accès au centre d’accueil, telles que définies par les autorités en charge des migrants permettent à ceux-ci de se déplacer comme ils le souhaitent. Il a été demandé que la règle selon laquelle ceux-ci ne pouvaient plus pénétrer dans le centre après 22h, trouvant alors porte close, soit assouplie pour éviter qu’ils ne se retrouvent à la rue durant la nuit. Cette requête a été entendue.

La propreté du quartier doit naturellement conduire à renforcer le passage des camions de collecte des ordures ménagères. A ce titre, la mairie a demandé et obtenu un triplement des fréquences de collecte et une prise en charge financière de ce service supplémentaire par l’Etat et en aucun cas par le contribuable Draveillois.

Par ailleurs la Mairie s’est enquis des dispositifs médicaux et sociaux mis en place en faveur des personnes accueillies, souhaitant être tenue informée d’éventuels sujets d’inquiétude à cet égard.

Le Maire a en dernier lieu demandé au Commissariat de Draveil, un passage renforcé des patrouilles de Police dans le quartier, la Police Municipale ayant reçu des consignes de même nature. Le numéro de téléphone d’une astreinte des élus a été communiqué à plusieurs riverains ou acteurs dans le quartier. La disponibilité est assurée 24h/24.

Georges Tron a confirmé aux représentants de l’Etat que la date du 4 décembre prochain, annoncée pour le départ des migrants vers un autre lieu ne saurait être évidemment dépassée. Il a souhaité être tenu informé de l’ensemble des mesures mises en œuvre pour la remise en état du site dans les plus brefs délais, après leur départ.