La révision de la Z.P.P.A.U.P.

Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysagé (Z.P.P.A.U.P.)

Z.P.P.A.U.P. et A.V.A.P. en quelques mots

L’A.V.A.P. (Aires de valorisation de l’architecture et du patrimoine) est une servitude d’utilité publique annexée au P.L.U. Cet outil est une évolution des Z.P.P.A.U.P. (qui avaient été créées en 1983) datant de la loi Grenelle II du 12 juillet 2010. Ce dispositif, comme la Z.P.P.A.U.P., permet de redéfinir les protections patrimoniales d’un site en prenant en considération les trois dimensions d’analyse d’un territoire : le grand paysage, l’urbain, le bâti. La réforme a ajouté à cette approche les objectifs de développement durable. Cette nouvelle dimension de l’analyse porte notamment sur les économies d’énergie et la production d’énergies renouvelables. Les A.V.A.P. ont donc vocation à être des outils complets, prenant en compte les intérêts culturels, architecturaux, urbains, paysagers, environnementaux, historiques ou archéologiques d’un territoire.

À Draveil, un arrêté de la préfecture de la Région Ile de France a établi en 1997 une Z.P.P.A.U.P. sur la commune de Draveil correspondant au secteur de Paris-Jardins, de l’avenue Marcelin Berthelot et de l’ancienne école située au 75 boulevard du Général de Gaulle. Afin de préserver les avantages de l’actuelle Z.P.P.A.U.P.,  tout en intégrant les nouvelles dispositions liées aux A.V.A.P., Le Conseil municipal de la commune de Draveil a décidé, à l’unanimité, de transformer l’actuelle Z.P.P.A.U.P. en A.V.A.P. En outre, cette évolution est conforme au Projet d’Aménagement et de Développement Durable de la commune de Draveil approuvé en 2011 lors de l’élaboration de son Plan Local d’Urbanisme.

Le diagnostic patrimonial

Le diagnostic mené sur l'emprise de Paris-Jardins s'est attaché à mettre en évidence les caractéristiques et enjeux liés aux dimensions paysagères, urbaines et architecturales.

L'approche paysagère 

L’association Paris-Jardins construit 26 hectares sur les 43 de la surface totale, ce qui laisse 17 hectares d’espaces collectifs. Différentes entités paysagères ont été préservées : les boisements, le cloître, la cour d’honneur, les carrefours en étoile, la perspective et les étangs. Ces divers espaces verts offrent aux promeneurs des ambiances variées, caractérisées par un intérêt patrimonial fort : il s'agit de les préserver.

L'approche urbaine 

L’avenue Marcelin Berthelot était autrefois appelée « l’allée des tilleuls » ou « l’allée du château ». Cette structure paysagère joue un rôle important dans la composition de la ville. Elle est représentée pour la première fois sur une carte du milieu du XVIIème siècle. Les divers éléments qui la composent (proportions de l’avenue, double alignement de tilleuls, présence d'une canalisation alimentant les pièces d'eau du site) présents depuis plusieurs siècles ont une forte valeur patrimoniale : leur préservation et leur mise en valeur sera un enjeu majeur.

L'approche architecturale 

La cité-jardin conjugue différentes architectures déclinant le vocabulaire de l’architecture résidentielle du début du XXe siècle. Ce qui caractérise Paris-Jardins, c’est l’unité d’ensemble, la résonance des différentes constructions entre elles, et, de façon véhémente, la grande cohérence de l’ensemble du fait du « ciment » patrimonial apporté par le traitement du paysage.

Téléchargez les documents sur la procédure AVAP, le diagnostic patrimonial, l'approche architecturale, les orientations architecturales et urbaines, le paysage de Paris-Jardins et l'avenue Marcelin Berthelot.